Avis et étude de cas d’un psychologue

L’étude de cas de Sophie est particulièrement percutante au niveau psychopathologique, c’est pour cela qu’elle a sa place sur ce site, même s’il ne s’agit pas d’hypnose. Cette étude a été publiée dans une revue scientifique. Elle illustre à la perfection le principe du traumatisme latent.

L’avis du psychologue porte sur le cas suivant : Sophie, 35 ans, maman de deux enfants, souffrant d’attaques de panique et de phobie sociale depuis la naissance de son fils lorsqu’elle avait 28 ans. Sophie consulte son psychologue à Nice pour se libérer du stress, de l’anxiété et des crises d’angoisse.

L’avis du psychologue à Nice sur le cas de Sophie, souffrant de crises d’angoisse

Avant de donner son avis, le psychologue investi

Enfance : un père absent car il travaille beaucoup. Sophie dit en souffrir mais sans plus, parce que « c’est la vie ».

Adolescence : problème de timidité à l’école, surtout avec les garçons (peut-être dû au manque du père ?). Sophie a quand même de bonnes amies. Son niveau scolaire est correct. Sur l’avis du médecin généraliste, ses parents l’ont amené consulter un psychologue : elle fera 10 séances.

Sophie rencontre son futur mari à l’âge de 20 ans. Lorsque à 22 ans son père décède de crise cardiaque, elle fait une quinzaine de séances avec son psychologue à Nice pour l’aider à faire le deuil. Lors de ces séances, elle exprime le regret de ne jamais avoir dit « je t’aime » à son père et de ne pas avoir été suffisamment proche de lui durant son enfance.

28 ans : Sophie accouche, dès le retour à la maison elle ressent les premières angoisses. Ce qu’elle identifie dans un premier temps comme un baby blues se prolonge et évolue sur un état dépressif. Elle reconsulte son psychologue.

L’avis et l’analyse du psychologue sur le cas de Sophie

Le cas de Sophie est très classique en psychologie. Une enfance avec un père absent a créé un terrain fragile dans la relation père / fille. Le décès du père a été plus ou moins géré sur le moment car Sophie est une personne équilibrée. Par contre, lorsqu’elle est enceinte de son premier garçon, elle se retrouve parachutée dans un lien parent / enfant. Le lien parent / enfant qu’elle vit aujourd’hui la ramène au lien père / fille sur lequel elle a des regrets.

Les crises d’angoisse sont en réalité les symptômes d’un deuil pathologique. Un deuil pathologique peut être complètement latent durant plusieurs années et se réveiller suite à un événement particulier. Les séances avec le psychologue l’amènent à faire le deuil. Elle travaille sur les notions inconscientes réveillées par la naissance de l’enfant. Sophie a pu exprimer plus en profondeur toutes ses émotions par rapport à son père. Aujourd’hui les angoisses ont disparu.

L’avis de Sophie sur son expérience avec son psychologue

« Mon avis sur mon travail avec mon psychologue est très tranché. Dans un premier temps, je n’ai pas compris son approche, quand il a voulu me faire parler du décès de mon père. En effet, je pensais que le deuil était réglé. J’étais relativement surprise, voire réfractaire. Puis, séance après séance, voyant que je me sentais mieux, j’ai changé d’avis et je me suis laisser aller. Je témoigne aujourd’hui pour que toutes les personnes qui sont dans mon cas comprennent qu’il faut laisser faire le professionnel.

Si j je devais donner un avis sur un psychologue, je dirais que ce travail est profond et rapide. Jamais je n’aurais pensé que ces crise d’angoisse pouvaient avoir un lien avec des éléments que je pensais avoir réglés. Et pourtant ! Moralité : toujours écouter l’avis du professionnel. Merci encore ! »